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Abîme de Bramabiau

Abîme de Bramabiau

“Site Étrange et singulier, c’est certainement à Bramabiau que les amateurs de grottes risquent le moins d’éprouver une impression de déjà vu.”

Entre Millau et le Mont Aigoual, Visitez la résurgence du Bonheur

Au cœur du massif de l’Aigoual, en plein cœur du parc national des Cévennes, la rivière du Bonheur nait à l’air libre. Au contact avec le calcaire, elle va s'engouffrer sous le Causse de Camprieu pour rejaillir 800 mètres plus loin.

Véritable berceau de la Spéléologie Française, la visite aménagée propose un circuit de 1Km très accessible depuis ses nouveaux aménagements effectués en 2006 permettant de ressortir à 5 minutes du bâtiment d’accueil.

Température intérieure : 10°C
Vêtements chaud quelle que soit la saison

Animaux acceptés en laisse à l’intérieur de la grotte

Découverte:

Édouard-Alfred Martel découvrit l’abîme de Bramabiau en septembre 1884, année où il explora la grotte de Dargilan, l’aven Armand et le gouffre de Padirac. La description qu’il fit des galeries souterraines, « un caprice de la nature tel qu’on n’en connait pas de semblable », rendit rapidement Bramabiau célèbre. Martel en réussit la traversée le 28 juin 1888 accompagné de Marcel et Gabriel Gaupillat, Philippe Cheilley, Émile Foulquier, Hippolyte Causse, Louis Armand, Claude Blanc et Émile Michel. 1 300 m de traversée avaient été franchis. Le procès-verbal rédigé à la mairie de Camprieu à l’occasion de cette traversée fait figure d’acte de naissance de la spéléologie2.

Le 15 septembre 1890, ce fut au tour du jeune Félix Mazauric, tout juste avant sa prise de fonction sur son nouveau poste d’instituteur à Camprieu, d’effectuer la 4e traversée en compagnie de son ami Randon. S’ensuivit en une année une série de 11 sorties qui permirent à Mazauric de porter le développement de l’abîme à 6 350 m et d’en établir la topographie.

Henri de Lapierre, à l’origine de la découverte d’un labyrinthe qui porte aujourd’hui son nom, a continué l’exploration en 1924, suivi par Pierre Maréchal qui, à partir de 1951, a complété les recherches précédentes.

Il a appartenu à trois spéléologues lozériens (Daniel André, Serge Gailhac et Monique Puel) de reprendre les investigations dans Bramabiau et surtout de réaliser une topographie complète, ce à partir de 1982 ; le 20 mars 1983, ces spéléologues ont découvert un complexe de galeries disposées en labyrinthes développant environ 4 km et riches en préhistoire: ils l’ont appelé “réseau Félix-Mazauric” en hommage à celui qui avait réalisé en 1893 un plan topographique représentant à l’époque la caverne la plus étendue de France ; dans ce réseau, ont été découvertes, relevant de la préhistoire récente, des empreintes de pieds nus humains dans l’argile et une nécropole (une trentaine de sujets), et, par la suite, des dizaines de contre-empreintes de pattes de dinosauriens (sur les strates des voûtes) datant d’environ 200 millions d’années.

À la fin des travaux de ces trois spéléologues, le développement du réseau de Bramabiau a été porté à presque 11 km (en prenant en compte toutes les cavités qui lui sont liées, bien que ne jonctionnant pas toutes).

Bien que classé parmi les sites du Gard depuis les années 40, Bramabiau a fait l’objet d’un classement par la DIREN Languedoc-Roussillon, notamment pour protéger le réseau préhistorique qui est depuis lors en “réserve absolu” et contrôlé.